Sources d’inspiration

méditation du matin

Textes traditionnels de la tradition du Yoga
Yoga — Méditation — Spiritualité

Quelques extraits d’auteurs connus ou inconnus

Des brassées de fleurs laissées à l’humanité,
Les fleurs portent les graines à semer en chacun de nous.

 Vous écoutez : Anindo Chatterjee Keyvan Chemirani — “Bhairavi”

Yoga — Méditation — Spiritualité

Quelques extraits d’auteurs connus ou inconnus

Extraits des Yoga-Sutra de Patanjali, la voie royale, Raja Yoga

Traduction Jean Papin (“La voie du Yoga”)

Yoga cittavritti nirodhah.

Le yoga consiste à suspendre l’activité psychique et mentale.

Tadâ drastuh svarûpe avasthânam.

C’est alors que le Voyant, le Soi, réside en sa propre nature. 

Tatra shtitau yatno ‘bhyâsah

Mais l’exercice exige un effort soutenu,

Sa tu dirgha kâla nairantarya satkârâsevito drdha bhûmih.

Et il devient efficace quand il est durable, répété et enthousiaste (fervent). 

Yama niyamâ âsana prânâyâma pratyâhâra dhâranâ dhyâna samâdhayo astâvangâni.

Il y a huit degrés : les réfrènements, les disciplines, la posture, le contrôle du souffle, le retrait des sens, la concentration, la méditation et l’identification.

Asteya pratisthâyâm sarva ratna upasthânam.

Quand le désir de prendre disparaît, les joyaux apparaissent.

Sthira sukham âsanam.

La posture doit être stable et agréable.

Prayatna shaithilyânanta samâpattibhyâm.

C’est en se concentrant sur l’infini que l’on calme l’agitation physique,

Tato dvandvânabhighâtah.

de façon à n’être plus affecté par le trouble provenant du jeu des contraires.

Tasmin satishvâsa prashvâsayor gati vicchedah prânâyâmah.

Après avoir assimilé la posture, on en vient au contrôle du souffle qui consiste à arrêter les mouvements d’inspiration et d’expiration.

Bâhyâbhyantara stambha vrttir desha kâla samkhyâbhih paridrsto sûksmah.

Ces mouvements de l’énergie respiratoire, vers l’extérieur dans l’expiration, vers l’intérieur dans l’inspiration et bloqués dans la rétention, doivent être dirigés sur des points précis et réglés selon une cadence et sa répétition. Ils sont prolongés ou brefs.

Bâhyâbhyantara visayâksepî caturthah.

Enfin, dans une quatrième forme, le contrôle du souffle conduit au dépassement de la perception des objets extérieurs ou des visualisations intérieures ;

Tatah ksîyate prakâshâvaranam

Ainsi se lève le voile qui empêchait la clairvoyance.

Dhâranâsu ca yogyatâ manasah.

Et désormais le mental gagne la capacité de concentration.

Sva visayâsam prayoge cittasya svarûpânukâra ivendriyânâm pratyâhârah.

Lorsque les sens se sont écartés de leurs objets et qu’ils se réduisent simplement à leur élément de conscience, cela s’appelle le retrait,

Tatah paramâ vashyatendriyânâm.

et procure leur maîtrise totale.

Deshabandhash cittasya dhâranâ.

Etablir la fixation du mental sur un seul point, c’est la concentration ;

Tatra pratya yaikatânatâ dhyânam.

L’y maintenir dans un courant ininterrompu, c’est la méditation.

Tadevârtha mâtra nirbhâsam svarûpa shûnyam iva samâdhih.

Quand disparaît la forme même de l’objet de la contemplation et qu’on saisit uniquement sa signification, c’est l’enstase.

AMANASKA-YOGA (RAJA-YOGA)
traduction Tara Michaël

Lorsque l’inspir et l’expir sont suspendus et que l’appréhension des perceptions sensorielles cesse, ce bonheur immobile d’où tout effort a disparu, c’est celà la Béatitude du yogin.

Le Hatha-Yoga, textes de référence :

La Gheranda Samhitâ I-4

Traduction Jean Papin

Nâsti mâysamah pâsho nâsti yogâtparam balam nâstijnânâtparo bandhurnâhankârât paro ripuh
Il n’existe par de lien plus redoutable que mâyâ, la force de « l’apparence » ; pas de puissance plus grande que celle du yoga ; pas d’ami plus fidèle que jnâna, la connaissance ; pas d’ennemi plus farouche que l’égo, ahamkâra.

 

Amakumbha ivâmbhastho jîryamânah sadâ ghatah yogânalena samdahya ghatashuddhim samâcaret.

Le corps se dégrade comme se dissout un pot de terre crue jeté dans l’eau. Il est donc nécessaire de le passer au feu du yoga, de le fortifier et de le purifier.
La Gheranda Samhitâ I-8
Traduction Jean Papin

Extraits de la “Hatha-Yoga Pradipika“
Traduction Tara Michaël


Qu’on soit un jeune homme, un homme mûr, ou un vieillard, ou même malade et faible, on n’obtient la réalisation que par la pratique, par l’effort soutenu, par une attention infatigable à tous les aspects du yoga.

Quand la respiration est instable, le mental est instable, quand la respiration est stable, le mental est stable et le yogin atteint l’immobilité. C’est pourquoi l’on doit maîtriser la respiration.


Celui qui a immobilisé le souffle a également immobilisé le mental.
Celui qui a immobilisé le mental a également immobilisé le souffle.

La réalisation vient à celui qui est constamment engagé dans la pratique yoguique. Comment viendrait-elle à l’inactif ? Ce n’est pas simplement en lisant les traités que la perfection en yoga peut naître.

Les postures, les différentes sortes de kumbhaka, et les autres divines techniques, tout, dans la pratique du hatha, doit être appliqué, jusqu’à ce que le fruit, Raja-yoga, soit atteint.

Extraits de la “Shiva-Samhitâ“
Traduction C. Tikhomiroff

60- Tous les éléments (de la matière) sont détruits par l’usure du temps tandis que la conscience qui ne peut jamais être définie par des mots existe dans la parfaite non-dualité.

61- Ni l’espace, ni le vent, ni le feu, ni l’eau, ni la terre, ni la combinaison des uns et des autres ne sont parfaits, pas même Ishvara. Il n’y a que la conscience qui soit parfaite.

63- Reconnue intérieurement grâce au Soi, la conscience qui est éternelle et qui a comme qualité la félicité, grâce à l’intensité provoquée par le samâdhi produit la jouissance dans l’être humain détaché de tout.

64- Il n’y a que Maya qui soit la matrice de tout. Lorsqu’elle disparaît grâce à la prise de conscience de la réalité, toutes les apparences disparaissent.

66- Le monde nous apparaît sous trois aspects : ennemi, ami, indifférent. C’est ainsi et non pas autrement que se déroule la vie de chacun. On retrouve la même distinction d’ennemi, d’ami et d’indifférence dans tous les éléments de la nature.

Bhagavad Gîtâ

Ce qui réellement existe ne peut cesser d’exister, ce qui est non existant ne peut commencer à exister, la fin de cette opposition d’être et non être a été perçue par ceux qui voient les vérités essentielles » (B.G. II-16)

Il t’appartient d’agir sans jamais un regard pour les fruits de l’action.

Ne fais jamais du fruit de l’action ton mobile, mais ne sois pas non plus attaché à la non-action.
C’est en agissant au cœur de l’action qu’on est délivré de toute attache, Arjuna.

Demeure égal dans le succès comme dans l’insuccès. C’est cette égalité même qui est détachement intérieur.

Mais, dans l’excès de nourriture, n’existe nul détachement, pas plus que dans le jeûne forcené. Dans l’excès de sommeil, n’existe nul détachement, pas plus que dans l’excès de veille, Arjuna.

C’est quand nourriture et repos sont judicieux, quand judicieuse est l’énergie dispensée dans ses actes qu’existe le détachement propre à résorber la souffrance.

III.17 « L’homme qui trouve sa joie dans le Soi et qui se rassasie du Soi, celui-là n’a rien à accomplir de particulier. »

L’univers des Upanisads

Kaivalya Upanishad

Il n’y a pour Moi ni terre, ni eau, ni feu, il n’y a ni vent ni espace.
Celui qui connaît ainsi la nature du Soi suprême logé dans la cavité du cœur, indivisible, sans second,
le Témoin de toutes choses, au delà de l’être et du non-être, Celui-là accède à la pure nature du Soi suprême. »

Mundaka Upanishad
3ème Mundaka, 1–7
Traduction Jean Varenne

C’est divin, c’est immense, sa forme est inimaginable et cela rayonne plus subtil que le subtil. C’est plus loin que l’éloignement, et c’est ici et tout près de nous ; c’est ici même, caché dans le coeur secret pour ceux qui ont des yeux pour le voir.

Yogatattva Upanisad
Traduction Jean Varenne

Non ce brahman, par quoi toutes choses, depuis le Soleil là-haut jusqu’à la jarre la plus modeste, sont manifesteés, ne peut être révélé par les Ecritures :
Cela se manifeste de soi-même, et la vraie nature de ce brahman est au-delà du langage sous toutes ses formes, tant humaines que divines !

Cela ne peut se mesurer, Cela ne bouge pas, Cela ne peut être souillé, Cela ne peut éprouver de souffrance, Cela transcende toute réalité,
et cependant Cela est investi par les effets du péché et du mérite, lorsque Cela prend la forme d’une âme individuelle !

Sans la pratique du Yoga comment la  connaissance pourrait-elle assurer la libération de l’âme ?
Inversement, comment la pratique seule non étayée de connaissance assurerait-elle cette libération ?


L’adepte avisé, s’il désire la libération doit s’efforcer à la fois d’acquérir la connaissance et de pratiquer le Yoga comme il convient car la source du malheur est dans l’ignorance.

Dhyânabindu Upanisad
Traduction Jean Varenne

1. Haut comme une montagne, long de mille lieues
le péché accumulé la vie durant ! Seule peut le
détruire la pratique de la méditation : il n’est
point d’autre moyen.

5. Tel le parfum dans la fleur, le beurre dans le lait,
l’huile dans le sésame, l’or dans les pépites,
Cela est en toutes choses.

6. Et les êtres, tous tant qu’ils sont, sont traversés
par l’âme comme les perles par le fil. L’esprit
serein, la pensée claire, qui connaît le Brahman
a en Lui son assise.

7. Oui, telle l’huile dans les grains, le parfum dans
la fleur, l’âme est dans le corps de l’homme
qu’elle enveloppe et qu’elle habite !

15. Les actes s’évanouissent lorsque l’on obtient enfin la vision de Cela qui est à la fois si loin et si près.

93. b) Mais lorsqu’elle se repose au centre même du lotus,
elle acquiert la Connaissance, elle sait tout
ce que l’on peut savoir, elle chante, elle danse, elle enseigne, et crée la joie !

L’adepte doit alors approcher progressivement
du repos absolu en fixant son esprit sur l’Ame
universelle grâce à son intelligence maîtrisée par
sa volonté : dès lors il ne perçoit plus rien.

Textes de la tradition tantrique :

Vijnânabhairava tantra
Extraits (Traduction et commentaire de L.SILBURN :

38- il accède au brahman suprême celui qui baigne dans le brahman Son, l’anâhata (logé) dans le réceptacle de l’oreille, son ininterrompu, précipité comme un fleuve.

72- Grâce à l’épanouissement de la félicité que comporte l’euphorie causée par la nourriture et la boisson, qu’on adhère de tout son être à cet état de surabondance et l’on s’identifiera alors à la grande Félicité.

73- Si un yogin se fond dans le bonheur incomparable éprouvé à jouir des chants et autres plaisirs sensibles, parce qu’il n’est plus que ce bonheur, (une fois) sa pensée stabilisée, il s’identifiera (complètement) à lui.

75- Lorsque le sommeil n’est pas encore venu et que (pourtant) le monde extérieur s’est effacé, au moment où cet état devient accessible à la pensée; la Déesse suprême se révèle.

96- Ayant observé un désir qui surgit soudain, qu’on y mette fin (brusquement). Quelle que soit (la source) d’où il jaillit, que là même il s’absorbe.

101- Si l’on réussit à immobiliser l’intellect alors qu’on est sous l’emprise du désir , de la colère, de l’avidité, de l’égarement, de l’orgueil, de l’envie, la Réalité de ces (états) subsiste (seule).
106- La perception du sujet et de l’objet est la même chez tous les êtres nantis d’un corps. Mais ce qui caractérise les yogin c’est leur attention ininterrompue à l’union (du sujet et de l’objet).

126- On ne doit nourrir nulle haine à l’égard de quiconque ; on ne doit pas non plus nourrir d’attachement ; Dans (cet état) intermédiaire qui est libération d’attachement comme de haine, le brahman se glisse.
136- toute (impression), comme le plaisir, la douleur, etc. (nous) parvient par l’intermédiaire des organes sensoriels. S’étant détaché de ces organes, on prend ses assises en soi-même, (puis) on demeure (à jamais) dans son propre Soi.

147- L’adoration véritable ne consiste pas en une offrande de fleurs et autres dons, mais en une intelligence intuitive bien établie dans le suprême firmament (de la Conscience) exempt de pensée dualisante. En vérité, cette adoration (se confond) avec l’absorption (en Siva) issue de l’ardeur mystique.

 

Extrait de “Shiva Le Seigneur-du-Sommeil, traduit du sanskrit par Alain Porte

Préface d’Alain Porte :
Citant Basavanna, un Vîrashaiva du XIIème siècle de notre ère
Ecoute, O Seigneur des eaux mêlées !
l’immobile se disperse
Et le mouvant demeure.

Extrait Sloka 7

Les trois vedas, le samkhya, le yoga, la doctrine de Pashupati, les vaishnava shastras”,
Autant de voies qui n’en sont qu’Une…

On dit l’une, meilleure,
L’autre idéale.

Au gré de leurs inclinations,
Les hommes préfèrent les voies sinueuses ou droites,

Mais vers toi seul nous allons
Comme les eaux s’en vont vers l’océan.

Extrait Sloka 25

L’esprit immergé
Dans la pensée intérieure,
Le souffle régulier,
Le corps frissonnant de joie,
Les yeux emplis de larmes de béatitude,

Celui qui est maître de soi
Eprouve les délices
D’être plongé
Dans un océan d’ambroisie,

Il a vu
Que tu es la Réalité suprême !

La Mahâthamanjrarî de Mahesvarânanda
Traduction Lilian Silburn

L’arbre céleste aux branches puissantes de la prise de conscience existe (déjà) tout poussé dans la résidence du Cœur.
Il a pour fleurs la jouissance radieuse, pour fruits la jubilation éclatante du bonheur sans mélan

Lallâ

Celui pranava OMqui chante sans cesse le nom de Shiva, concentré sur le mantra silencieux, Hamsa,
Comme la vibration subtile de chaque respiration, même au sein de l’action quotidienne,
Nuit et jour, celui qui est libéré de tout attachement touche à la non dualité
Et l’absolu est constamment satisfait.

Revêts la robe de la connaissance ! imprime en ton cœur les chants de Lalla !
A l’aide du OM, Lalla s’est absorbée en son propre cœur,
Elle s’est unie à la lumière, ainsi a-t-elle chassé la peur de la mort.

Lorsque par la rétention du souffle, je file le OM dans le centre de l’ombilic, un pont est jeté entre mon être et l’immensité.

L’action d’un seul mantra est telle que mille autres mantra n’ont plus de raison d’être.

Les pratiques tantriques abandonnées, seul demeure le frémissement du OM. Le son disparu, seule demeure la pensée. La pensée évanouie, rien n’est plus séparé. Le vide retourne à l’espace vibrant de la pure conscience du Soi.

Anuttarâstika d’Abhinavagupta, huit stances sur l’incomparable

1- Ici nul besoin de progrès spirituel ni de contemplation, ni d’habileté de discours, ni d’enquêtes, (nul besoin) de méditer, ni de se concentrer, ni de s’exercer aux prières marmonnées. Quelle est, dis-moi, la Réalité ultime absolument certaines ? Ecoute ceci : ne prends ni ne laisse, tel que tu es, jouis heureusement de tout.

2- Du point de vue de la Réalité absolue, il n’y a pas de transmigration. Comment alors est-il question d’entrave pour les êtres vivants ? Puisque l ‘être libre n’a jamais eu d’entrave, entreprendre de le libérer est vain. Il n’y a là que l’illusion de l’ombre imaginaire d’un démon, corde prise pour un serpent qu produit une confusion sans fondement. Ne laisse rien, ne prends rien, bien établi en toi-même, tel que tu es, passe le temps agréablement.

5- Attirance et répulsion, plaisir et douleur, lever et coucher, infatuation et abattement, etc., tous ces états participant aux formes de l’univers se manifestent comme diversifiés mais en leur nature ils ne sont pas distincts. Chaque fois que tu saisis la particularité d’un de ces états, attentif aussitôt à la nature de la Conscience comme identique à lui, pourquoi, plein de cette contemplation, ne te réjouis-tu pas ?

Les témoinagnes des êtres lumineux :

La voie du Vendanta
L’Evangile de Ramana Maharshi. (extraits)

La Grâce est le Soi. Ceci n’a donc pas à être acquis, mais seulement à savoir que cela existe. Le soleil n’est que clarté. Il ne voit pas l’obscurité. Pourtant vous parlez d’obscurité fuyant à l’approche du soleil. Tout comme l’ignorance du dévot, tel le fantôme de l’obscurité, s’évanouit à la vue du Guru. Vous êtes entourés de lumière solaire, cependant, si vous vouliez voir le soleil, vous devrez vous tourner dans sa direction et le regarder. Il en est de même pour la Grâce qui dépend de votre juste approche bien qu’elle soit déjà ici et maintenant.
L’Evangile de Ramana Maharshi. (extraits) 

L’enseignement selon le Sâmkhya de Shri Anirvân  (s’adressant à Lizelle Raymond, ouvrage “La vie dans la vie”)

Chaque matin réveillez-vous comme si vous étiez un petit enfant. A midi, soyez majestueusement l’homme ou la femme pleinement épanouis ; le soir, soyez l’homme ou la femme conscients, mûris dans la force et la sérenité qui, après avoir bu à la fontaine de la vie, regardent la mort s’approcher. Au milieu de la nuit, soyez le Vide lui-même, l’obscurité du ciel où brille un rayon de lune.

Avec cette image, je vous révèle le secret de la Gayatrî des Védas, l’essence du soleil et la loi de la Vie.

Om bhûr bhuvah svah.
Tat savitur varenyam bhargo devasya dhîmahî dhîyo yo nah prachodayât. Om
Le mantra Gayatrî

Si vous concevez la réalité en partant de l’esprit pour descendre jusqu’au corps, vous suivez l’enseignement du Sâmkhya.
Si vous partez du corps pour aller vers l’esprit, vous êtes un yogin.

Mais si vous percevez clairement, avec une attention très éveillée, la relation qui existe entre les deux mouvements descendant et montant, vous pouvez vous aventurer dans les deux directions.
Vous êtes alors sur la voie du tantrisme. Puissiez-vous suivre suivre un jour une vraie discipline tantrique, dans le sens le plus large et le plus noble du mot !

La spiritualité vivante ne peut pas être atteinte par l’intellect car elle est trop originelle en soi. C’est en vain que les philosophes tentent d’expliquer avec des mots ce que nous sentons.

Si je parle de Dieu, c’est que je ne sais pas qui est Dieu, ce que Dieu est. Celui qui parle d’une chose est en dehors de cette chose. La seule vérité est l’irradiation de l’être dans le silence vivant.

Chaque question quelle qu’elle soit porte en elle-même sa réponse et révèle la prison de celui qui la pose.

Anomyme

Des mains du Maître, prends la lampe et descends dans le noir abîme.
Eveille tes sens au yoga du « moi », libéré alors du suprême mystère pour toi ce sera l’aurore.
Les visions béatifiques rempliront ton cœur au delà du mesurable

Là ou dansent les mondes, là ou fleurit le lotus aux mille pétales
Dans son halo tu connaîtras l’union mystique des délices.
Entre ce qui existe et ce qui n’existe pas l’espace est l’amour…

L’enseignement de swami Muktananda  « Je suis cela » 

La kundalini est l’énergie qui a créé l’univers entier et quand elle est éveillée à l’intérieur de vous elle travaille avec toute sa puissance.
En se déplaçant dans le corps elle provoque des postures de yoga et des pranayamas spontanés lorsque ceux-ci sont nécessaires.

Elle purifie le sang et les humeurs, et rend le corps fort et libre de toute maladie. Elle apaise l’esprit et concentre l’attention vers l’intérieur.
La méditation survient spontanément, et la connaissance jaillit d’elle-même.

Krishnamurti :

La tolérance est l’acceptation civilisée de la division entre les hommes, politique, religieuse, sociale.

La méditation est un mouvement dans l’immobilité.

Nous devrions écarter toute opinion pour être libre de voir, d’examiner nos problèmes. Voilà pourquoi il est si important de se connaître directement, non selon une quelconque formule ou selon un guru. Cette lucidité constante sans option met fin à toutes les illusions et à toutes les hypocrisies.

Méditer c’est se vider du connu.
Le connu est le passé.

La méditation est l’innocence du présent ; elle est donc toujours seule.

La pensée a construit cette culture d’agression, de compétition et de guerre. Et pourtant c’est cette pensée même qui tatonne pour trouver l’ordre et la paix. Mais quoi qu’elle puisse faire, elle ne trouvera jamais ni ordre, ni paix. La pensée doit se taire pour que l’amour soit.

Le silence est là où vous êtes, à la fois en vous-même et en dehors de vous.

La méditation est l’apogée de toute énergie.

La sensibilité est attention, laquelle est intelligence. L’intelligence n’a aucun rapport avec les connaissances et les informations. Les connaissances sont toujours le passé. On peut leur faire appel en vue d’agir dans le présent, mais elles limitent toujours le présent. L’intelligence est toujours dans le présent ; elle ne se situe dans aucun temps.

La méditation consiste à éliminer de l’esprit toute malhonnêteté. La pensée engendre la malhonnêteté.

L’intelligence n’est pas un discernement, ou un jugement, ou une évaluation critique. Etre intelligent, c’est voir ce qui est. Or ce qui est change constamment, donc une vision qui se fixe dans le passé cesse d’être intelligente.

L’acte de voir est toujours neuf, frais et actif. L’acte de penser est toujours vieux. Il n’a pas de fraîcheur.

La croyance est une chose, la réalité en est une autre. L’une mène à la servitude, l’autre n’est possible que dans la liberté.

La pitié envers soi-même est le côté ténébreux de la fourberie.

Extraits de “Ellâm Onru”
(Tout est Un)

Comment quelqu’un pourrait il aimer les autres mieux qu’en sachant qu’ils sont lui-même ?

Il les connaît dans l’unité ; il les aime dans l’Unité, puisqu’en vérité, ils sont Un.

Qui est Dieu ? C’est la Grâce.

Qu’est ce que la Grâce ?
C’est la Conscience, débarassée de l’égo fragmentaire.

Comment peut-on être sûr qu’un tel état existe ?
Seulement en le réalisant. …

Swami Prajnanpad
PROGRESSER     Chose naturelle, mais un pas après l’autre. Concentré dans l’instant. Sans comparaison avec le progrès des autres. Acceptez ce que vous avez fait: c’est exactement ce que vous pouviez faire, toute causalité intégrée. L’erreur est naturelle. La nature elle-même fait mille erreurs pour réussir une seule chose… 

Personne ne peut vous connaître et donc personne ne peut parler de vous. Chacun a des pensées à votre sujet et exprime ses opinions sur l’image qu’il s’est faite de vous et non sur vous. Alors, pourquoi vous troubler? Vous devez rester calme et silencieux comme s’ils parlaient de quelqu’un d’autre. 

Albert EINSTEIN

Un être humain est une partie du tout, que nous appelons “univers”, une partie limitée par l’espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose séparé du reste — une sorte d’illusion optique de sa conscience.

Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l’affection pour les quelques personnes proches de nous.

Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour embrasser, dans leur beauté, toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature.